Un site refait a presque toujours la même histoire : il est plus beau, et il reçoit moins de visiteurs. Ce n'est pas une fatalité, c'est une conséquence mécanique. Les adresses ont changé, des pages ont disparu, les textes ont été raccourcis pour faire propre. Les positions acquises étaient un actif ; personne ne les a traitées comme tel.
Tout le travail consiste à ne pas en perdre. Refonte de site avec inventaire de l'existant, plan de redirection écrit avant la première ligne de code, rendu statique indexable et surveillance après la bascule. Ce qui fonctionne est conservé, pas refait.
Ce qu’une refonte détruit quand personne ne s’en occupe
Chaque adresse qui change sans être redirigée est une page que les moteurs vont redécouvrir de zéro, et un lien reçu d'un autre site qui ne mène plus nulle part. Chaque page supprimée parce qu'elle semblait inutile emportait peut-être une partie de votre trafic. Et le contenu raccourci « pour faire épuré » retire précisément les mots sur lesquels vous étiez trouvé. Ces trois gestes sont faits de bonne foi, et ils se paient pendant des mois.
On commence par mesurer l’existant
Avant de dessiner quoi que ce soit, on établit l'inventaire de ce qui existe et de ce qui travaille. C'est un relevé, pas une impression : on compare ce que déclare le sitemap à ce qui est réellement lié depuis le site, on repère les pages orphelines, et on mesure la ressemblance entre les pages en place — les sites qui stagnent ont souvent une dizaine de pages quasi identiques dont aucune ne se classe. Dans ce cas, fusionner vaut mieux qu'ajouter.
Inventaire complet des adresses indexées
Pages qui reçoivent vraiment des visiteurs
Liens entrants depuis d’autres sites
Pages orphelines, liées nulle part
Ressemblance entre pages existantes
Ce qui fonctionne et qu’il ne faut pas toucher
Le plan de redirection s’écrit avant la première ligne de code
Chaque ancienne adresse reçoit sa destination, en redirection permanente, vers la page qui traite réellement le même sujet. Une page sans équivalent ne part pas vers l'accueil : rediriger tout vers la page d'accueil est la faute classique, elle produit des redirections que les moteurs considèrent comme des erreurs déguisées. Soit il existe une page pertinente, soit la page est déclarée supprimée et assumée comme telle. On vérifie aussi qu'aucune redirection n'en enchaîne une autre : une chaîne de trois sauts perd en route ce qu'elle était censée transmettre.
Le rendu : la faute qui coûte le plus cher
Beaucoup de refontes modernisent en passant à une application qui construit la page dans le navigateur. Le code source envoyé par le serveur ne contient alors qu'un conteneur vide — et c'est ce que les moteurs reçoivent. Le site paraît parfait à l'écran et ne contient rien pour un robot. Nos refontes livrent une page HTML complète par adresse, écrite au moment de la construction du site : le texte est dans le code source, pas ajouté après chargement.
Ce qu’on garde
Une refonte n'est pas une table rase, et nous n'arrivons pas en expliquant que tout était à jeter. Les pages qui travaillent sont conservées et renforcées. Le vocabulaire qui vous identifie reste — c'est souvent lui qui vous fait trouver. Un logo que vos clients reconnaissent n'a aucune raison d'être refait. L'audit préalable liste explicitement ce qui est bon et ne doit pas bouger, parce qu'un rapport entièrement rouge est généralement un rapport faux.
Après la bascule
Les jours qui suivent se surveillent. On vérifie que les redirections répondent bien en permanent et non en temporaire, qu'une adresse inconnue renvoie une vraie erreur plutôt que la page d'accueil, et que le nouveau sitemap a été soumis. Une baisse passagère de visibilité est normale le temps que les moteurs reparcourent le site ; c'est sa durée, et non son existence, qui dit si le plan de redirection était bon.
Une partie bouge toujours, le temps que les moteurs reparcourent le site. Ce qui se perd durablement, en revanche, est évitable : des adresses changées sans redirection, des pages supprimées sans équivalent, du contenu raccourci. C'est précisément ce que le plan de redirection et l'inventaire préalable servent à protéger.
Faut-il changer les adresses de mes pages ?+
Le plus souvent, non — et c'est une bonne nouvelle. On ne change une adresse que si elle est réellement problématique. Une refonte ne justifie pas à elle seule de renommer des pages qui fonctionnent : chaque changement se paie en redirections et en reconquête.
Mon site est sur WordPress, pouvez-vous le reprendre ?+
Nous refondons vers notre propre socle, qui produit des pages HTML complètes. Le contenu existant est récupéré et retravaillé, pas jeté. En revanche, nous ne reprenons pas la maintenance d'un WordPress existant en l'état : c'est un autre métier, avec une charge de mise à jour continue.
Combien de temps dure une refonte ?+
Cela dépend presque entièrement du nombre de pages à reprendre et de la qualité du contenu existant. Ce que nous pouvons dire après l'inventaire, c'est combien de pages sont à migrer, à fusionner ou à abandonner — et c'est ce chiffre qui détermine le délai, pas la maquette.
Puis-je garder mon logo et mes couleurs ?+
Oui, et c'est souvent conseillé si vos clients vous reconnaissent. On repart alors de votre identité existante : on en extrait la palette réelle et on construit autour. Refaire une identité qui fonctionne est une dépense sans effet.
Intervenez-vous partout en France ?+
Oui. L'inventaire, la refonte et la bascule se font à distance ; seules les prises de vue, lorsqu'il y en a, demandent une présence. Nous sommes installés à Reims et refondons des sites partout en France.
Faire le point avant de refaire
Donnez-nous l'adresse de votre site actuel : nous établissons l'inventaire de ce qui travaille avant de parler de maquette. Une refonte commence toujours par là, chez nous.